Mieux vaut être riche et en bonne santé que pauvre et malade:l'adage ne s'est jamais aussi bien porté depuis l'annonce par Nicolas Sarkozy d'un projet de nouvelle franchise médicale.Cette participation forfaitaire sur chaque recours au systéme de santé financera la recherche contre l'Alzheimer,le cancer et pour les soins palliatifs.Une nouvelle fois,comme souvent pour la bonne cause,le patient trinque,aprés les précédentes mises à la contribution.Non prise en charge par les assurances complémentaires,elle ne devra pas dépasser les 50€ par an et par patient,revenus modestes,enfants et femmes enceintes étant exonérés.Mais à raison de 50 centimes par boîte de médicament ou acte paramédical,et 2€ pour les transports sanitaires,elle ne sera sensible que pour les personnes à la santé fragile et aux revenus modestes justes suffisants pour ne pas être dispensées.Les propos ont évidemment vite fait grimper la température de la gauche,contre "une mesure injuste,inégalitaire et insuffisante""solidarité et respect pour les personnes âgées"rétorque le président.Mais qui décide de la durée des traitements et des actes nécessaires,sinon le médecin?qui décide du conditionnement des médicaments,sinon l'industrie pharmaceutique?Le patient ne peut contrôler ces dépenses,à moins de refuser de se soigner ou d'être taxé de mauvais esprit face à cette noble cause et incontournable de la lutte contre les conséquences du vieillissement.A force de nouvelles contributions s'empilant sans rien régler des déficits croissants,on ne peut toutefois que constater la faillite croissante de l'ensemble du systéme de protection sociale.Cette nouvelle mesure ,bien que presque "indolore" et justement en demi-teinte,ne suffit pas.Elle illustre surtout le besoin d'une vraie réforme de fond et d'une franche remise à plat qui seront plus douloureuses à mesure qu'on les recule. |