la liste des cinquante principaux points noirs des routes de france publiée une semaine aprés le dramatique accident de l'autocar polonais à Laffrey dans les Alpes prés de Grenoble laisse un goût amer.Déjà,chaque année,nombre de sites dangereux sont réaménagés pour accroître la sécurité,car les points noirs sont recencés sans attendre qu'un ministre ne s'en inquiéte.Mais comme trop souvent les pouvoirs publics se réveillent aprés une catastrophe,annoncent des travaux et des décisions.Et la dure réalité financiére se renferme sur le dossier,laissant les effets de manche et l'émotion présente.Il suffit de voir en combien de temps la SNCF espére mettre un terme aux traversées de passage à niveaux non protégées.Et pourtant l'état sait trouver des fonds pour financer ses trop radars automatiques,qui devraient d'ailleurs équiper en priorité ces points noirs.Il sait imposer nombre de réglements à la circulation des poids-lourds et autobus.Il sait aussi multiplier les contrôles routiers en quête d'abus.Pourtant rien n'y fait.Ni travaux,ni répressions ne peuvent réduire la circulation routiére au risque zéro accident.Et même ces cinquante points noirs revus,il en apparaîtra de nouveau,un peu plus accidentogène que la moyenne.Et la tâche est rude:les routes départementales et les courts trajets domicile-travail sont bien plus dangereux que les auto-routes et grands axes.Face à la méconnaissance d'un itinéraire par un chauffeur étranger,l'habitude cause bien plus de victimes.Et là,la grande cause nationale qu'est la sécurité routiére est bien impuissante.La conduite automobile est une affaire de responsabilité individuelle et de respect d'autrui,pas seulement de mécanique et d'infrastructures ou de grands plans vite oubliés. |